ZF jette l'éponge. Un retrait stratégique du marché e-bike


ZF jette l'éponge. Un retrait stratégique du marché e-bike

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ZF jette l'éponge. Un retrait stratégique du marché e-bike

Le géant allemand de l’équipement automobile ZF met fin à son aventure dans le secteur des motorisations pour vélos à assistance électriques. Après plusieurs années d’efforts pour s’imposer sur un marché en pleine mutation, le groupe annonce la suspension de ses ventes, marquant un tournant dans sa stratégie industrielle.

ZF Friedrichshafen, acteur historique de la transmission et des systèmes de mobilité automobile, avait tenté de diversifier ses activités en entrant sur le marché du vélo à assistance électrique. L’entreprise espérait capitaliser sur la croissance rapide du secteur de la mobilité douce et sur la demande croissante de solutions de transport durables.

Cependant, malgré des investissements technologiques conséquents et une expertise reconnue dans les systèmes de propulsion, ZF n’a pas réussi à s’imposer face à une concurrence déjà bien établie, dominée par des acteurs spécialisés comme Bosch, Shimano ou Brose.

Un marché saturé et des marges sous pression

Si le marché du e-bike connaît une forte expansion depuis plusieurs années, il reste cependant extrêmement concurrentiel. Les marges y sont faibles, les volumes incertains et les exigences techniques élevées. Pour ZF, dont le cœur de métier reste l’automobile, la rentabilité du segment VAE s’est révélée insuffisante.
 

En 2018, ZF fait l’acquisition d’une partie de Sachs Micro Mobility avec pour objectif, de grignoter de grosses parts de marché sur la mobilité électrique.


La société a donc décidé de suspendre la commercialisation de ses motorisations pour vélos à assistance électriques, préférant concentrer ses ressources sur ses activités principales à savoir, la mobilité électrique automobile, les systèmes de conduite autonome et les solutions logicielles pour véhicules connectés.

Une décision révélatrice des défis de diversification

Ce retrait illustre les difficultés rencontrées par les grands équipementiers automobiles lorsqu’ils tentent de se diversifier dans des marchés de niche. Le secteur du vélo électrique, bien que porteur, exige une approche spécifique, une proximité avec les fabricants de cycles et une adaptation rapide aux tendances de consommation.

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Pour ZF, cette expérience servira sans doute de leçon stratégique. La transition vers la mobilité durable ne passe pas uniquement par la diversification, mais aussi par la consolidation de ses compétences clés dans l’électrification automobile.

Perspectives pour le marché du VAE

Le départ de ZF ne remet pas en cause la dynamique du marché du vélo à assistance électrique, qui continue de croître en Europe, notamment en France et en Allemagne. Les acteurs spécialisés devraient profiter de cet espace libéré pour renforcer leur position, tandis que les constructeurs automobiles poursuivent leurs propres stratégies de mobilité urbaine, souvent via des partenariats ou des filiales dédiées.


Henry Salamone / FRANCE SECRÈTE À VÉLO

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