Loi-cadre Transports : le grand oubli du vélo et de la marche dans la stratégie nationale de mobilité


Loi-cadre Transports : le grand oubli du vélo et de la marche dans la stratégie nationale de mobilité

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Article N°29110

Loi-cadre Transports : le grand oubli du vélo et de la marche dans la stratégie nationale de mobilité

Annoncé à l’issue de la conférence Ambition France Transports, le projet de loi-cadre sur les transports présenté ce mercredi 11 février en Conseil des ministres par Philippe Tabarot, ministre des Transports, marque une étape majeure dans la refonte de la politique nationale de mobilité. Pourtant, derrière les promesses d’une programmation financière ambitieuse, un oubli de taille interroge : celui du vélo et de la marche, ces mobilités du quotidien qui façonnent déjà la France de demain.

Alors que les collectivités locales investissent massivement dans les infrastructures cyclables, que les Français plébiscitent le vélo comme mode de transport durable, et que la transition écologique impose de repenser nos déplacements, le silence du texte sur ces enjeux est assourdissant. Comment prétendre bâtir une stratégie nationale des transports sans y inclure les modes les plus sobres, les plus accessibles et les plus efficaces pour réduire les émissions et désengorger les villes ?

Cette omission traduit une vision encore trop centrée sur les grands réseaux et les infrastructures lourdes, au détriment des mobilités actives qui répondent pourtant aux besoins concrets des territoires. Le vélo, la marche, mais aussi les liaisons intermodales entre train, bus et modes doux, devraient constituer le socle d’une politique cohérente et moderne.
 

La vulnérabilité des cyclistes sur la voirie n’est pas une fatalité. Elle appelle des choix clairs et des actes forts : des aménagements cyclables de qualité, des formations pour une génération de cyclistes prudente et respectueuse, et un cadre législatif garantissant des infrastructures réellement sûres. L’Etat doit prendre pleinement ses responsabilités et mobiliser des financements à la hauteur de ces enjeux. » Céline Scornavacca, Co-présidente FUB


La loi de programmation financière sur les transports aurait pu être l’occasion d’inscrire durablement le Plan Vélo dans la stratégie nationale, de garantir des financements pérennes pour les pistes cyclables, les stationnements sécurisés et les aménagements piétons. En les reléguant au second plan, le gouvernement prend le risque de freiner une dynamique citoyenne et territoriale déjà bien engagée.

À l’heure où la France s’engage vers la neutralité carbone, ignorer le potentiel du vélo et de la marche revient à tourner le dos à une révolution silencieuse, portée par des millions de Français. Il est encore temps de corriger le tir : une politique de transport ambitieuse ne peut se concevoir sans les mobilités actives, piliers d’une mobilité durable, inclusive et résiliente.

BON À SAVOIR

L’Alliance pour le Vélo, née en 2022, regroupe collectivités, filière économique et usagers unis autour d’une vision commune du vélo en tant que mode de déplacement à part entière et outil de transformation positive face aux principaux défis contemporains. Retrouvez ses propositions dans le livre blanc « Faire du vélo un atout pour la France ».


Elodie STUDON / FRANCE SECRÈTE À VÉLO

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