Cette flambée, conjuguée à une inflation persistante sur les hébergements et les transports, pousse les Français à repenser leurs vacances. Selon les données de Vélo & Territoires, plus de 9 millions de séjours cyclistes sont enregistrés chaque année en France. Un chiffre en hausse constante depuis 2020.
Aussi, face à cette conjoncture morose, les acteurs du secteur anticipent une nouvelle progression pour l’été 2026. Les ventes de vélos à assistance électrique (VAE) continuent malgré un tassement des ventes de progresser, et les plateformes de location enregistrent déjà une hausse des réservations de 15 % par rapport à 2025. Le vélo séduit par son coût maîtrisé, sa flexibilité et son ancrage dans une logique de tourisme local et bas carbone.
Le vélo s’impose comme un symbole du renouveau des vacances familiales en France. Face à la hausse des prix des carburants et à la recherche d’expériences plus simples et durables, de plus en plus de foyers troquent la voiture pour la bicyclette.
Quant à l’Auvergne–Rhône-Alpes, avec la ViaRhôna et la Dolce Via, la région mise sur la diversification de son offre et sur le tourisme de pleine nature alors que la Nouvelle-Aquitaine, forte de la Vélodyssée et de la Scandibérique, profite quant à elle, d’une fréquentation en hausse de 60 % depuis 2018
Loin des grands itinéraires balisés et des destinations saturées, certaines régions françaises offrent un terrain d’exploration idéal pour les amateurs de vélo en quête d’authenticité. L’Aveyron par exemple, avec ses causses, ses gorges et ses villages perchés, propose des routes sinueuses et peu fréquentées où chaque virage dévoile un panorama spectaculaire.
De leur côté, la Creuse et le Limousin séduisent par leurs paysages vallonnés, leurs forêts profondes et leurs lacs paisibles, parfaits pour un cyclotourisme contemplatif. Ces territoires, encore préservés du tourisme de masse, conjuguent nature brute, patrimoine rural et accueil chaleureux. Nous l'avons testé !
Ici, le vélo devient vraiment un moyen de renouer avec une France intime et secrète, celle des petites routes, des marchés de village et des haltes improvisées au bord d’une rivière. Un dépaysement garanti, sans quitter l’Hexagone. Bref, une autre façon de vivre ses vacances. De faire l'éloge à la lenteur...
Le tourisme à vélo génère déjà plus de 5 milliards d’euros de retombées économiques annuelles en France. Une mane providentielle que les responsables du tourisme et les élus régionaux chouchoutent par dessus tout. Les hébergements labellisés « Accueil Vélo », les loueurs et les restaurateurs de proximité bénéficient eux aussi directement de cette dynamique.
Au-delà du simple moyen de transport, le vélotourisme incarne une nouvelle philosophie des vacances : plus lentes, plus proches, plus conscientes. Un art de voyager ensemble, au grand air, à la vitesse du paysage.
Aussi, dans un contexte de ralentissement du tourisme international, les collectivités locales voient dans le cyclotourisme un outil de résilience économique et écologique. Pour elles, "La crise énergétique agit comme un accélérateur de tendances [...] Le vélo, longtemps perçu comme un loisir de niche, s’impose désormais comme une composante stratégique du tourisme français. Il ne faut pas passer à côté."
Si la météo estivale reste clémente, l’été 2026 pourrait donc consacrer le vélo comme le mode de déplacement roi des vacances, symbole d’un tourisme plus sobre, local et résilient. Il serait bien naïf d'ignorer que le vélo devient incontestablement un vecteur de lien intergénérationnel.
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